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VAUX-ROUILLAC - SILOS ET SOUTERRAINS REFUGES DU BOURG



VAUX-ROUILLAC

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"SILOS et SOUTERRAINS REFUGES du BOURG"

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Implantation du site

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Le site archéologique est implanté au centre du bourg de Vaux-Rouillac prés du cœur administratif et politique. Il touche les locaux de la mairie et barre l’entrée de la cour qui donne accès aux futurs locaux de la communauté de commune. Une cabine téléphonique est installée sur le conduit du souterrain refuge. L’ensemble monumental comprenait trois monuments installés les uns prés des autres dans la cour bordée par les bâtiments en fer à cheval de la parcelle n° 630. A l’ouest, sous le porche d’entrée de la nouvelle maison de la communauté de commune existaient avant notre venue un second souterrain refuge et un silo à grain d’après les informations recueillies auprès des ouvriers de l’entreprise de maçonnerie. Ces deux monuments sont aujourd’hui comblés. Plusieurs toupies de béton liquide ont été versées dans les cavités. Le souterrain aurait reçu 6 m3 de béton. Le silo a été rapidement colmaté. Les piliers du porche d’entrée reposant aujourd’hui sur l’emplacement du souterrain refuge comblé. C’est un ouvrage creusé grossièrement dans le sol calcaire. L’accès qui nous a permis de descendre dans le souterrain est probablement celui d’origine. Matérialisé par une dalle et fragilisé par les travaux il s’est subitement effondré faisant apparaître le reste de la structure allongée. Cette bouche installée à environ 0,80 m de profondeur montre un relèvement de l’infrastructure routière et du bâti d’une cinquantaine de centimètres. .

Nature de la découverte

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«Le Souterrain Refuge» : C’est une galerie longue d’environ 8 m et large de presque 5 m. Cinq alcôves sont irrégulièrement réparties le long de son tracé. Trois se trouvent prés de l’extrémité ouest, une autre est percée dans la paroi nord, la cinquième est située prés de l’entrée à l’est et la dernière creusée en arrière de l’entrée constitue le cul de sac. La largeur du boyau mesure 1,40 m en moyenne. La plus grande largeur atteint 4,80 m prés de l’extrémité ouest où les alcôves n° 4 et 5 s’opposent l’une à l’autre. La cavité n° 5 mesure 2,20 m de profondeur, celle située en face fait1,20 m. L’espace creusé en n° 3 est long de 1,60 m. Sa profondeur est de 1,30 m. Les alcôves n° 2 et 6 sont les plus grandes, 1,70 Nm pour la n° 2, 2,20 m pour la n° 6 .

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Plan et Orientation du Site

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Plan et Orientation Le remplissage de la galerie est de deux nature. L’une est humaine et est la conséquence des travaux engagés dans le secteur géologique. La seconde est d’origine naturelle. C’est l’érosion et l’humidité qui sont la cause de l’effondrement et de la dégradation des parois. Compte tenu de cette difficulté, l’étude du monument n’a été que superficielle. La hauteur sous voûte étant faible à certains endroits, la pénétration ne put s’effectuer qu’en reptation. Seuls les relevés de mesures et d’orientation purent être exécutés. Si l’on se réfère à ce type de monuments déjà étudiés en Charente, on peut supposer que l’épaisseur du remplissage se situe autour de 2 m de profondeur. .

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Interprétation - Datation

Situé prés du centre historique du bourg, cet ouvrage paraît remonter à l’époque médiévale. L’absence de mobilier ne permet pas de le dater avec précision mais la présence de l’église à une centaine de mètres nous permet de penser qu’il pourrait avoir été creusé à une période contemporaine de celle-ci. Ce souterrain appartenait à un ensemble monumental dont la destination ne faisait aucun doute. Il servait de refuge et pouvait accueillir une quinzaine de personne. Il est regrettable de n’avoir pu observer le second souterrain refuge car il aurait été intéressant de savoir s’il communiquait avec le silo à grain situé à proximité. Le lieu de stockage nous incite à penser que le creusement de celui-ci est complémentaire des deux autres ouvrages et qu’il entrait dans le système de protection. En cas de séjour prolongé il était possible la nuit tombée de se ravitailler en nourriture et de regagner rapidement le refuge souterrain. Si l’on prend en considération la capacité d’accueil de ce premier ouvrage et compte tenu des informations orales obtenues sur le terrain on peut supposer que le second souterrain pouvait contenir un même groupe d’individus. La nature du terrain calcaire favorisait le creusement de ce type d’ouvrage. De faible densité, il présente un grain friable facile à percer. Il n’est pas impossible que d’autres monuments de ce type existent sur le territoire de la commune ou prés de l’église d’après cette constitution géologique. .

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Inventeurs du site - Daniel Bernardin – Emmanuelle FAURE-GIGNOUX ~ Mathieu MOUNIER - Emmanuel CAZE ~ Alain MINCET - Nathalie JOUSSEAUME - Delphine JOUSSEAUME Références (bibliographie, archives, photos, photos IGN…) - Bulletin et Mémoire de la Société Archéologique et Historique de la Charente-Séance du jeudi 13 avril 1893-Année 1893 - Carte Archéologique de la Gaule – La Charente-Christian VERNOU-Année 1993 - Dirac – Le Charnier de l’Ane-Fiche de site – SRA n° 16/1/02/99-Daniel BERNARDIN – Bernard FABRE-Année 1999 - Dirac – La Taille-Fiche de site – SRA n° 16/02/02/99 Daniel BERNARDIN – Bernard FABRE-Année 1999 - Dirac – Bois de la Pue-Fiche de site – SRA n° 16/05/02/99-Daniel BERNARDIN – Bernard FABRE-Année 1999 - Région Est / Sud-Est de la Charente-Espace Rural, Peuplement et Production du X au XIIIe siècle-Année 2003 - Cluzeaux et Souterrains du Périgord-Serge AVRILLEAU-Année 1993 - Logis, Châteaux et Demeures Anciennes de la Charente-Bruno SEPULCRE-Année 1993 - Photos - Daniel BERNARDIN-Matthieu MOUNIER

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