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ANGOULEME - FONtBELLE - LES CARRIERES DE MEULES DU PLATEAU DES CHAUMES DE CRAGE
ANGOULEME - FONtBELLE - LES CARRIERES DE MEULES DU PLATEAU DES CHAUMES DE CRAGE
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Le Site Archéologique et Historique
La fondation du site de Fonbelle à Ma Campagne, au Sud d’Angoulême remonte à la fin du Haut Moyen-Âge. C’est un lieu chargé d’histoire qui fut longtemps ignoré des historiens. Lorsqu’apparut au début du Xe siècle la première installation humaine, il n’existait rien qu’un lieu désertique et inhospitalier.
Cinq hommes de bonne volonté changèrent le cours des choses et plus tard le site accueillait sur ses terres, une métairie, une domestication des eaux de sources avec la création de réseau d’aqueducs et de canalisations pour l’irrigation des terres fertiles, des bassins, des cascades et un jardin paradisiaque pour la beauté du lieu, des cressonnières, de la vigne, et une exploitation des falaises calcaires pour la fabrication de meules de moulins. Les meulières de Crage étaient réputées depuis le XVIe siècle.
L’Evêque Gombauld et la Fondation du Site de Fontbelle
Le Cartulaire de l’Eglise d’Angoulême
C’est à Monseigneur l’évêque Gombauld qui siégea durant quarante-trois ans sur le siège épiscopal de l’évêché de la Charente que nous devons la première mention du site historique de Fontbelle. Ce prélat (897-23/03/940) décide en novembre 916 que quiconque plantera de la vigne à moins de deux milles de l’enceinte d’Angoulême, paiera à sa mense quatre deniers par an pendant cinq ans (1).
1)- Ce droit a été aboli de bonne heure. Cependant on voit toujours, même au XVIIIe siècle, la plantation de la vigne soumise à des règlements.
Ainsi, l’évêque d’Angoulême décrète :
« L'autorité des saints et la loi romaine ont décrété la norme (1) que toute personne voulant usurper l'héritage ecclésiastique sous l'impôt (2) ou militaire (3) devrait avoir la permission de le faire et ne craindre aucune calomnie, mais devrait continuer dans son droit pour toujours. et à qui il voudra vendre ou hériter sous le même impôt, il aura le pouvoir de le faire et de témoigner. Par conséquent, donc, moi Gumbald, qui par le don de Dieu (4) préside l'évêque de l'église des Égaux, a pourvu à l'effondrement ou au pouvoir brisé de l'autorité canonique de saint Pierre l'Ancien dans sa propre ville, (5) comment le pouvoir de l'église elle-même a été anéanti par la persécution des païens et a été confondu par les chrétiens perfides. Pour cette raison, j'ai conclu un conseil avec les chanoines de l'église elle-même ou avec les nobles laïcs, que tout homme, qu'il soit clerc ou laïc, à moins de deux milles (6) du voisinage de la ville elle-même, dans le pays même où le pouvoir de saint (1) De la même manière, et pour les plus nombreux, nous avons décidé de payer 44 deniers, le jour de la fête de saint Pierre, à l'autorité de l'église elle-même, chaque année, après cinq ans écoulés. Pour cette vérité, parce que nous avions décidé d'un tel plan, ou fermeté, les chanoines les plus nobles de la congrégation de l'église elle-même, c'est-à-dire Frorgius et Landricus, prêtres, et aussi Landricus le Lévite, et Gauterius, de même, Girbertus, le archipresbytre, sur la même montagne On l'appelle rustiquement Cragia (Crage), et je leur accorderais de servir sous le même recensement comme déjà mentionné ci-dessus, ou aussi de construire des vignobles, ce que j'ai fait. Dans le même accord aussi, comme il a été inséré ci-dessus, après ce jour et après mon départ et sous l'autorité de tous mes successeurs, qu'ils tiennent et possèdent et sous le même recensement fassent ce qu'ils voudront, sans qu'aucun pouvoir les contredise. Et que cette cession reste ferme et inviolable avec la stipulation ci-jointe. Et quiconque présume de violer ou de troubler ce décret encourt la colère de Dieu Tout-Puissant en premier lieu, et il est banni des seuils des saints de l'église de Dieu, et son aumône n'est pas acceptée devant le Seigneur, et "sa prière devient péché ", et avec Dathan et Abiran que la terre a engloutis, laissez le chaos de l'enfer s'installer, et non seulement les gains sont invalidés, le mari (2) aussi le demandeur impie est obligé de payer 20 livres d'or au trésor. Monseigneur Gumbald, avec une fermeté faite par moi. Eroïgius, archidiacre. Godinus levitas. Marcellus le Lévite Clavier de Saint-Pierre Préfet d'Adalramnus. Aussi, Eroïgius, prêtre ou chœur. Dans ce cas, l'abbé ou clavier du saint éparche. Comte Gauslen à son tour. Adalman le vicaire. Donné au mois de novembre, l'an 25 du règne de Charles (3), fils du roi Louis. »
(1) Ce rappel de la tradition apostolique et de la loi romaine, se retrouve dans plusieurs chartes, mais dans quelques-unes, abrégée et laissant quelques mots sous-entendus.
(2) Cette expression usurpare sub censu, vise plutôt une acquisition régulière qu'une usurpation.
(3) Probablement pour limitare, se clore.
(4) Pour dono.
(5) Pour civitatis.
(6) Dans un rayon de deux milles. Le mille romain était de mille pas majoré de cinq pieds chacun.
Dans un autre fragment de texte on retrouve la trace de deux des cinq chanoines mentionnés dans le cartulaire, qui précise que ces « simples chanoines prébendés » paraissent dans les documents en novembre 923 pour Frorgius (Frorge) prêtre et Landricus (Landrie), lévite.
Les autres membres de la communauté n’apparaissent pas.
Le Domaine Agricole de Fontbelle
Cette exploitation agricole eut dès son origine une orientation vinicole puis maraîchères. Lorsque le réseau hydraulique fut conçu dans l’état de finition que nous luis connaissons, on lui associa une activité piscicole, en construisant un immense vivier positionné au centre du réseau hydraulique. Cette nouvelle activité certainement destinée à plaire à l’évêque Gombaud, prit sûrement quelques mois avant de se concrétiser.
Nous pensons que les lieux de culturation des terres furent choisis en fonction de l’habitat. A l’est les parcelles en terrasses s’ensemencèrent de légumes potagers, ainsi que sur le flanc nord-est. Nous retrouvons aujourd’hui encore dans le paysage les aménagements anciens de ces époques reculées. La culture des légumes se concentra probablement près de la métairie.
Ensuite le font de la vallée très propice à cette forme de culture fut également ensemencer. Les deux côtés du cours d’eau au fond de la vallée furent semés de légumineuses. Les côteaux au nord-ouest et au sud, furent plantés de vignes et entre celles-ci il est probable que l’on pratiqua la culture céréalière. Ces activités agricoles occupèrent largement les cinq chanoines à l’origine de cette installation. Il est probable que très rapidement ils reçurent l’aide de journaliers habitants dans le quartier de Saint-Martin pour les gros travaux de terrassement et la construction du réseau hydraulique.
Ce n’est que vers la seconde moitié du XVIe siècle semble-t-il que va s’intégrer dans le paysage économique du site un nouvelle industrie. L’exploitation des carrières des « Chaumes de Crage » vont dynamiser les modestes hameaux qui se sont créér sur les hauteurs de Saint-Martin, à Crage, Petit Beauregard, Les Bordettes.
Cette exploitation de la pierre et des meules que l’on extrait de ces carrières à ciel ouverts durera cinq siècles. Le domaine fut probablement prospère tout au long des siècles si l’on se réfère au fait que le dernier chanoine quitta les lieux en 1791. Le domaine fut vraisemblablement vendu à après la Révolution.
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L’EXPLOITATION DES CARRIEREs DES CHAUMES DE CRAGE AUX SOURCES DE FONTBELLE
IMPLANTATION DES CARRIERES
Les carrières des Chaumes de Crage sont implantées sur le flanc sud du plateau d’Angoulême à une altitude de 110m. Elle surplombe la vallée des « Eaux Claires » petite rivière qui s’écoule selon un axe Est/Ouest. Ce cours d’eau se jette ensuite dans le fleuve « Charente » à Saint-Michel sur Charente.
L’exploitation de ce plateau calcaire résulte de l’installation des nombreux moulins qui s’édifièrent le long de son cours et qui exigeait d’avoir des meules pour moudre le grain. La fabrication devint avec le temps une véritable industrie. La fabrication intensive des meules était liée à l’essor des moulins à eau et à vent dès le Moyen-Âge. Les meules sont un élément fondamental du fonctionnement des moulins. L’industrie papetière de la région d’Angoulême fut une grande consommatrice de meules.
Les principaux moulins de la Charente se sont établis au bord des rivière comme la Touvre, les Eaux- Claires, la Charreau, la Font-Noire, l’Anguienne, la Tardoire, la Vienne et le fleuve Charente. Ruelle, Gond-Pontouvre L’Isle d’Espagnac, Saint-Michel, Puymoyen, Angoulême, Mouthiers, Claix, Roullet, ainsi que près de Ruffec dans le nord du département on trouve également quelques moulins dont certains sont toujours en état de fonctionnement.
L’exploitation du site de Crage ne fut pas le fruit du hasard. Son implantation sur un plateau parallèle à celui d’Angoulême, la proximité de la ville et de ses chantiers en cours de construction, la possibilité de transporter par le fleuve Charente les meules sur les gabarres, la limitation des frais de transport, la certitude d’avoir un marché régulier auprès des moulins, les carrières de meule de Crage jouissaient d’un emplacement idéal pour voir fleurir une activité économique pérenne.
Situé au-dessus du site des « Sources de Fontbelle », ce plateau appartenait au chapitre de l’évêché d’Angoulême, comme en témoigne plusieurs textes du XVIe siècle. Le premier daté de l’année 1589, précise la vente d’une meulière aux « Chaumes de Crage » et dans un second document de 1593, dans lequel il est dit que le chapitre interdit l’extraction de la pierre. Comme on peut le constater, l’exploitation du site des meulières fonctionnait déjà. Il appartenait à l’évêché, et cela vraisemblablement depuis le Xe siècle, lors de la première installation humaine avec les cinq chanoines mandatés par l’évêque Gombaud.
GEOLOGIE DU SITE DES MEULIERES
Les calcaires du Turonien, du Coniacien et du Santonien sont largement présents au sud du plateau d’Angoulême. Ils se présentent sous la forme d’assises extrêmement dures au calcaire à la dureté idéale pour l’extraction de meules. Ils seront notamment utilisés comme chantiers de pierre de taille qui serviront a construire les grands bâtiments. On les utilisa donc sans restriction pour la fabrication des meules de moulins, comme en témoignent encore de nos jours les vestiges retrouvés et étudiés sur le plateau des « Chaumes de Crage ».
Toutes les carrières d’Angoulême se situent géologiquement dans les bancs de calcaire attribués au Turonien supérieur (Crétacé supérieur remontant à il y a 90 millions d’années). Ce calcaire est une roche dure, microcristalline avec incorporation de nombreux fossiles marins notamment des rudistes. On nomme cette roche pour sa qualité « Pierre d’Angoulême » ou encore « Pierre à Pavés ».
Aux « Chaumes de Crage », le site d’extraction gît à ciel ouvert en bordure d’un plateau surplombant et ouvrant sur la vallée des « Sources de Fontbelle » sur une longueur d’environ 200m de longueur. Il a livré durant des siècles quantité de meules. On peut encore observer sur le front de taille qui se développe le long de la barrière rocheuse, les négatifs des meules retirées ainsi que les meules qui furent des échecs de taille.
De nos jours, la barrière calcaire en partie sous la végétation, a préservé les chantiers d’extraction. Le plateau qui fut urbanisé dans les années 1960 du XXe siècle, est bordée par des villas qui constituent la cité des meules de Crage. Un chemin de promenade entretenu régulièrement par la ville d’Angoulême et les riverains constitue une oasis de verdure agréable dans ce paysage découpé mais grandiose.
L’EXPLOITATION DES "MEULIERES DE CRAGE"
Il semble que cette activité soit très ancienne sur le plateau. Elle pourrait remonter à l’origine de l’installation des moulins sur la rivière des Eaux Claires et des cours d’eau arrosant les vallées toutes proches. L’Evêché d’Angoulême et les premières grandes abbayes, comme, Beaulieu, Saint-Ausonne, La Couronne possédaient leurs moulins, il fallait donc extraire des meules pour faire tourner ces derniers.
Au Moyen Âge, chaque grande ville de chaque région possédait des carrières pour un usage local ou pour exportation sur un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Les artisans des « Chaumes de Crage » étirèrent leur chantier sur environ 300m. De place en place ils ont entamé les affleurements de la barrière rocheuse et débité de gros blocs pour en extirper les meules les plus grosses. Les déchets de taille étaient vraisemblablement jetés dans le ravin du bas de la falaise. Les fronts de tailles sont alignés les uns à la suite des autres. Ils montrent des étages d’extraction d’où étaient issues des hauteurs de meules qui s’élèvent sur une dizaine de mètres de hauteur, depuis le bas de la barrière rocheuse.
Les meules étaient tirées à l’horizontale puis soulevées avec des pinces glissées sous la roue dans l’alvéole d’extraction. Les meules extraites étaient des meules monolithes ou en quartiers. Plusieurs milliers de meules furent extraite de cette carrière entre le XVIe siècle et le XXe siècle. Ces dernières étaient vendues principalement en Charente et Charente Maritime.
De nos jours cela ne se remarque pas car, la végétation à recouvert depuis des siècles cette pierraille. Seules subsistent sur le sol les échecs et ébauches accidentées, laissées en place, couchées à même le sol. Pour quelques-unes leurs dimensions correspondent aux dimensions des meules médiévales avec un diamètre évoluant entre 0,80m et 1,30m avec des épaisseurs variant de 17 à 20cm.
Lorsque les cinq premiers chanoines s’installèrent à Fontbelle, les terres et le plateau appartenait au chapitre de l’évêché. La première mention de l’exploitation meulière du site remonte à la deuxième moitié du XVIe siècle et se trouve dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Cybard :
« Carrières de l’Arche, 1589. Q 18, vente d’une meulière et Chaume de Crage, proche la Garenne, appartenant du chapitre (1791) ».
Dans un second document émanant du chapitre d’Angoulême, il est indiqué :
« En 1593, dans un contrat d’arrentement de terres sur les chaumes de Crage près de Beauregard, le chapitre interdit l’extraction de la pierre »
Toujours à la fin du XVIe siècle, un autre texte indique sans le mentionner directement, les meulières de Crage, bien qu’il concerne une autre métairie, celle de « La Trésorière » :
« La métairie de la Trésorière » doit 1 livre pour sa terre mais 15 livres à cause des « Carrières de l’Arche » à la fin du XVIe siècle. La croissance des villes au XIXe siècle, puis la construction de bâtiments publics et les habitudes de transport lointain, ont encouragé l’exploitation de la pierre. Les carrières de l’Arche sont vraisemblablement celles de Crage.
Les Archives Départementales de la Charente livrent des précisions sur une vente et l’exploitation des meulières. Le texte dit :
« Les états d’exploitation et de ventes de meules des archives départementale du 09 Avril 1630, relatent un contrat pour exploiter par la moitié les meulières de Crage entre Nicolas Boivin, apothicaire et Jean Parenteau marchand » :
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« Lesdits mettent en commun toutes les meules, tant bonnes que mauvaises qu’ils ont extraites, le premier des meulières de Crage, le second de celles extraites de La Rochandry, sous la condition qu’il se trouve qu’au jour du présent contrat, les meules extraites de La Rochandry soient au plus grand nombre que celles extraites de Crage, le dit Boivin sera tenu de rapporter 30 sous par meule en plus ».
Un autre document de 1630 évoque :
Un contrat d'exploitation des meulières de Crage et de Rochandry, daté de 1630 (Archives Départementales de la Charente, série 16, E 961)
En 1766, une convention du négociant Jean Gaborit, indique qu’il embauche 3 carriers pendant 7 ans sur une carrière acquise à Puymoyen. Le Prix de vente de chaque meule entière est fixé à 60 Livres, et pour chaque demi meule à 30 Livres. (Archives Départementale de la Charente, série E 206 et Archives Départementales de la Charente, série E 961).
En 1764, un procès se tient au présidial, puis au parlement de Paris parce qu’une carrière est ouverte illégalement, malgré la défense du chapitre. Les meulières de Crage appartiennent au chapitre et celui-ci en avait interdit l’extraction de la pierre.
ETUDE DES MEULIERES DE CRAGE
Implantation
Visité la première fois le 16 octobre 2002, nous n’avions pas saisi l’importance du chantier que représentait cette meulière à ciel ouvert sur le plateau des « Chaumes de Crage » qui surplombait la vallée des sources de Fontbelle. Une vaste, large et longue allée de promenade s’offrait au regard, mais le nôtre ne s’était pas attardé sur les vestiges apparents. Nous avions gardé dans un coin de notre esprit le site en sachant qu’un jour nous y reviendrions car la végétation abondante de l’époque nous empêchait de distinguer nettement toutes les particularités des lieux, dans la vallée et sur ses hauteurs.
Ce n’est qu’en 2020, lorsque nous avons commencé nos recherches que nous avons repris les recherches archéologiques et historiques sur le plateau. La parcelle N°303, section BO, ainsi que la bande non cadastrée desservant la cité en bordure de falaise, au sud constituent l’étendue du site de la meulière des « Chaumes de Crage ». Cette surface s’étend jusque dans le parc du restaurant des « Sources de Fonbelle » à venir mourir sous la terrasse de ce dernier, soit environ 300m de longueur.
A l’origine de notre démarche et vu la grande étendue du site à étudier, nous avons divisé le secteur intéressé en six parties. Chaque point repéré est porteur d’un numéro distinct nous permettant de le situer sur le terrain. (Voir le plan de Géoportail).
Notre propos commentera les recherches effectuées sur deux lieux bien distincts :
Partie N°1– Le plateau et les meulières du site divisé en six points
Partie N°2 – Le Restaurant des « Sources de Fontbelle » et son parc
LE PLATEAU DES MEULIERES
Le point de départ origine, dit « Point 0 » se positionne côté est, à l’extrémité du parc du restaurant, près d’un bosquet d’arbres et d‘arbustes. Plusieurs empreintes de meules sont visibles ainsi que des échecs de meules, laissés sur place.
Nombre de meules recensées au Point 0 : 14
Nombre de meules recensées entre le Point 0 et le Point 1 : 9
Le « Point 1 » se trouve 30m plus loin, à proximité du petit sentier qui dessert la cité vers le lieu de promenade. Entre ces deux positions se voient de nouvelles traces d’exploitation de meules dont plusieurs échecs.
Nombre de meules recensées entre le Point 1 et le Point 2 : 14
Entre le « Point N°2 » à 60m du point 0 et le précédent reposent isolées en bordure de falaise quelques meules et échecs.
Nombre de meules recensé au Point 2 : 14
A 90m, est inscrit le « Point 3 » où reposent de nombreuses traces de meules et quelques échecs laissés sur place.
Le « Point 3 » renfermait une grande quantité de vestiges de meules extraites ou abandonnées suite à un échec d’extraction.
Nombre de meules retrouvées au Point 3 : 19
Nombre de meules recensées ente le Point 3 et le Point 4 : 3
Au « Point 4 », 120m plus loin, il ne reste que peu de vestiges. Seules ne sont nettement visibles entre ce point et le Point 5, quelques 30m plus à l’ouest, que deux échecs de meules rondes, en place.
Nombre de meules recensées ente le Point 4 et le Point 5 :8
Le « Point 5 » placé à 150m du pont 0, ne recelait aucun vestige véritablement apparent.
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Au « Point 6 » situé à 170m et constituant la fin de l’étendue de la meulière, les vestiges sont également peu nombreux. Il semble qu’après le quatrième point de repère, la meulière perd de son importance. Est-ce dû à la qualité de la roche ou à l’éloignement, ce qui est certain c’est que le nombre de meule exploitées est en diminution.
Nombre de meules recensé au Point 6 : 10
Le site de la meulière du plateau renferme 91 meules ou fosses supposées que nous avons pu reconnaître au cours de nos recherches.
Les Meules du « Restaurant des Sources de Fontbelle »
Il existe une forte concentration de l’exploitation des meulières à cet endroit. Ce qui nous laisse supposer que les sites d’extraction se concentraient principalement à l’est des « Chaumes de Crage » plutôt qu’à l’ouest où se situe la ligne électrique à haute tension. Il est probable que le point de départ de l’exploitation du site de la meulière des « Chaumes de Crage » se situait à l’emplacement du « Restaurant des Sources ».
A l’entrée du parc, un bosquet contient les traces de 31 fosses d’extraction.
Puis de l’autre côté du bosquet, en limite de propriété, un nouveau lieu de fabrication comptait 15 échecs de meules.
En se rapprochant de la barrière rocheuse à l’intérieur du jardin d’agrémentation, un autre groupe constitué de 15 autres fosses gisait en bordure de l’aplomb de la falaise.
Vers l’intérieur sur une terrasse rocailleuse, nous avons également repérée 19 empreintes d’extraction.
Cette élévation calcaire se prolonge en direction du restaurant et elle progresse par paliers donnant ainsi naissance à une exploitation de tubes circulaires et verticaux dévoilant les différents étages de l’extraction des meules. Aujourd’hui ces fosses ou tubes sont difficilement perceptibles car ils sont envahis par la végétation.
A proximité de la terrasse du restaurant un autre gisement fut exploité et dévoila 21 autres témoignages de cette exploitation et 2 autres sous la terrasse.
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