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CORSE -MEULIERES NEOLITHIQUE DU MONTE LAZZU A LIAMONE
" CORSE- « MEULIERES NEOLITHIQUE DU MONTE LAZZU A LIAMONE » CASAGLIONE-TIUCCIA « MEULIERES NEOLITHIQUE DU MONTE LAZZU A LIAMONE » C’est au cours de recherches bucoliques que nous avons menées au cours des années 1980 puis de 2005 à 2011 sous l’autorité du SRA Ajaccio (Service Régional de l’Archéologie DRAC de Corse), que nous avons répertorié un grand nombre de meulières de montagne et de rivières et visité les meulières néolithiques du Liamone. Si les peuples de la préhistoire broyaient les grains avec de simples meules rudimentaires constitué d’un support concave et d’une pierre servant de broyeur, ils obtenaient tout de même une farine grossière pour leur alimentation quotidienne. Lors de l’une de nos visites sur le site du Monte Lazzu (Liamone), nous avons pu observer les innombrables rochers qui détenaient de longues et larges cupules qu’utilisaient les femmes de la préhistoire pour leurs préparations culinaires. Elles écrasaient dans ces cuvettes à l’aide d’un galet, les grains ramassés à l’état sauvage sur les pentes du Monte Lazzu, sur la commune de Casaglione – Tiuccia. Les femmes pilaient, écrasaient et recueillaient la farine ainsi obtenue pour l’alimentation de la tribu. L’utilisation du « pesta sale » ou moulin à sel composé d’une meule ronde dormante et d’une pierre plus volumineuse et ronde reposant sur la roue inférieure et muni d’une poignée, ressemble à nos meules gallo-romaines, dont l’une est dite « Meta » ou « Meule Dormante » et l’autre « tournante » est dite « Catillus ». Nous avons retrouvé ce type de meule sur le bord de la rivière Canapajo-Pétrignani en Costa Verde. Lors de nos investigations sur les fleuves et rivières du Nord-Est de la Corse, nous avons à maintes reprises découverts dans le lit de ces cours d’eau des meulières qui conservaient encore emprisonnées dans leurs alvéoles les échecs de meules sur lesquelles glissaient les eaux montagnardes. En d’autres occasions, c’est en montagne, sur les pentes rocailleuses en bordure des chemins génois, que nous avons relevé la présence des meulières. Nous avons également visité d’innombrables moulins à eau ruinés, dont les roues gisaient sous les décombres ou qui avaient été expulsées vers l’extérieur des bâtiments ou encore qui reposaient au pied des murs. Ces vestiges nous ont permis de prendre les mesures de ces meules qui pour les monuments les plus anciens avaient été construits à l’époque de l’occupation génoise dès le XVIe siècle.
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Installé sur les hauteurs du bord de mer, près de la rivière du Liamone, ce site datant du IVe millénaire avant JC fut occupé par les hommes du Néolithique Final et du Chalcolithique. Un petit existait village à cet endroit et ces peuplades nous ont laissé dans la roche une multitude de petites cuvettes façonnées par les va et vient successifs des broyeurs utilisés par les femmes pour moudre le grain et en retirer de la farine.
Ce sont ainsi des centaines de meules, petites cuvettes allongées qui sont creusées dans le granit de la région sur les pentes du Monte Lazzu. Ces cuvettes sont de forme ovale plus ou moins allongée dont la longueur est comprise entre une vingtaine de centimètres et cinquante centimètres pour les plus longues. Leur largeur se situe entre 15 et 25cm. La profondeur des creux se situe entre 5 et 15cm. Elles sont toutes creusées sur le sommet des rochers en position horizontales.
Selon les recherches menées par l’archéologue M. Weiss, il précise sur le cliché qu’il fit lors de celles-ci que ce bloc rocheux allongé en granite montre une bordure en relief de 10 à 12cm de haut sur la longueur de cette masse rocheuse qui compte une cupule et trois cuvettes de broyage. L’autre bord quant à lui est incliné vers l’intérieur ce qui laisse supposer ce que travail régulier est dû à la main de l’homme.
Nous avons retrouvé à proximité immédiate, d’autres rochers granitiques sur lesquels étaient creusées de longues et cupules. Certains blocs pouvaient comporter jusqu’à une vingtaine de cuvettes culinaires. Il nous a semblé que l’une d’elles avaient pu être utilisé comme un polissoir car elle comportait une rainure très nette à l’intérieur de son alvéole.
Lors de ces recherches nous avons également aperçu des vestiges de murs, peut-être d’enceintes et les ruines d’habitats, dont peut être, certains pourraient être des abris de bergers. Toutefois, ces murs de grandes longueurs nous laissent penser qu’une sorte d’enceinte entourait ou barrait ces habitats afin de les protéger. En effet entre les gros blocs des amas rocheux, se voient des murets de comblements des interstices réalisés avec des moellons plus ou moins calibrés formant une sorte de muraille ou encore entrant dans le système de construction des habitations.
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Intervenants :
Daniel Bernardin
Philippe Perez
Nom de l'ouvrage
ETUDES ET RECHERCHES HISTORIQUES SUR DES MEULIERES - MEULIERS ET MEUNIERS DU POITOU-CHARENTES - PERIGORD VERT, FRANCE, CORSE ET SARDAIGNE
Auteur d l'Ouvrage
Daniel Bernardin | Liens RelatifsL'Article le plus lu à propos de PREHISTOIRE - PROTOHISTOIRE : Les dernières nouvelles à propos de PREHISTOIRE - PROTOHISTOIRE :
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